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« Disruptions numériques : le cas de la traduction »

vendredi 13 avril

Claire Larsonneur, Université Paris 8 

L’évolution depuis une trentaine d’années de la traduction, à la fois activité intellectuelle et prestation de marché, pourrait éclairer certains des enjeux du passage au numérique pour les humanités. Revenir sur l’histoire des processus de traduction (traditionnelle, Traduction Assistée par Ordinateur, Traduction Automatique) permet d’identifier non seulement des choix techniques et scientifiques divergents mais aussi des rapports à la langue, à l’information et au savoir différents. Alors que le texte était la pierre de touche de la profession, se posent désormais des questions d’environnement de travail (ordinateur personnel, logiciel propriétaire, plateformes privées ou publiques, cloud) ainsi que des questions touchant à la définition des objets de travail (contenus, flux, réseaux). La notion économique de disruption (à savoir le remaniement radical d’un marché suite à l’introduction d’une innovation positionnée sur le moins disant) s’applique à ce que nous vivons actuellement, notamment en matière de rémunération et de statut du traducteur.

Discutante : Ioana Galleron, Paris 3

Lieu : l’Institut des Sciences de la Communication du CNRS, 20 rue Berbier-du-Mets, 75013 Paris

 https://movi.hypotheses.org/228