Séminaire du CET

Palimpsestes 33 : La réception de la "pensée française" contemporaine au prisme de la traduction

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Nous avons globalement l'occasion de le dire chaque année Palimpsestes (la revue), c'est bien ! Et en plus, depuis quelque temps, c'est en ligne... Le tout nouveau numéro, 33e de la série, tout de même) donne l'occasion de se (re)poser une question cartographique et heuristique : où situer et comment aborder (ou comment est abordée) la traduction des textes de sciences humaines sous l'angle traductologique ? Son titre ? La réception de la "pensée française" contemporaine dans le monde anglophone au prisme de la traduction (on appréciera les guillemets).

Outre un avant-propos et une introduction, vous y trouverez pas moins de 14 articles, qui partent de la sociologie pour aboutir à la réflexion philosophique, encadrant ainsi solidement 12 analyses pointues et pointées.

Pour en savoir plus : https://journals.openedition.org/palimpsestes/3703

Bonne lecture à toutes et tous,

Nicolas Froeliger

Table ronde Traduction et féminisme: réflexions à partir de la traduction collective du livre Our Bodies, Ourselves en français du Québec

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Table ronde   Traduction et féminisme: réflexions à partir de la traduction collective du livre Our Bodies, Ourselves en français du Québec

Traduction et féminisme

Feminism and Translation

 

2 décembre 2019, 17h30-19h30

Halle aux Farines, salle 226C

Table ronde co-organisée par le CET et le LARCA (Laboratoire de recherches sur le cultures anglophones, UMR 8225), autour de la traduction en français (Québec) du livre Our Bodies, Ourselves, publié initialement en 1971, livre féministe sur la sexualité des femmes, et traduit aujourd'hui par un collectif féministe militant. 

En présence de :

Luise von Flotow (Université d'Ottawa)

 

Samuel Weber : Littéralité syntaxique comme principe limite de la traduction? Walter Benjamin sur la “Tâche du Traducteur”

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Samuel Weber : Littéralité syntaxique comme principe limite de la traduction? Walter Benjamin sur la “Tâche du Traducteur”

4 novembre 2019, 17h30-19h30

Halle aux Farines, salle 226C

Samuel Weber est un philosophe américain et un des plus grands spécialistes de la théorie littéraire au croisement de la philosophie et de la psychanalyse. Il est titulaire de la chaire Paul de Man à l'European Graduate School(EGS), et professeur à Northwestern University.

Ayant obtenu son doctorat en littérature comparée à Cornell University, Samuel Weber a continué ses études et sa recherche en Europe, notamment en Allemagne, où il a reçu l'influence de T. W. Adorno et d'autres théoriciens de l'Ecole de Francfort. De retour aux États-Unis, il fait partie de ceux qui ont introduit les écrits de Lacan et de Derrida par la traduction et par ses nombreux ouvrages et articles.

Le champ d'études de Samuel Weber est vaste et varié, et il publie en anglais et en allemand. Voici ses principaux ouvrages, dont plusieurs ont été traduits en différentes langues :

Inquiétantes singularités. Translated by Charles Coustille. Editions Hermann, 2014.

Benjamin's -abilities. Harvard University Press, 2008. 

Destruction and Dispersion: Collected Essays. Translated by Satoshi Nouchi. Getsuyosha, 2005.

Targets of Opportunity: On the Militarization of Thinking. Fordham University Press, 2005. 

Gelegenheitsziele: Zur Militarisierung des Denkens. Diaphanes, 2006. 

Theatricality as Medium. Fordham University Press, 2004. 

Rückkehr zu Freud: Jacques Lacans Ent-stellung der Psychoanalyse. Passagen, 2000. 

Mass Mediauras: Essays on Form, Technics and Media. Edited by Alan Cholodenko. Power Publications/Stanford University Press, 1996. 

Institution and Interpretation. University of Minnesota Press, 1987. 

Mit Lacan, Weber, Samuel, and Der Hexenbrief. Rotation, 1982.

Freud-Legende: Drei Studien zum Psychoanalytischen Denken. Walter, 1979. 

Unwrapping Balzac: A Study of "La Peau de Chagrin". University of Toronto Press, 1979.

 

https://egs.edu/faculty/samuel-weber/bibliography

Comment peut-on envisager de traduire sans transposer ?

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Comment peut-on envisager de traduire sans transposer ?

Geneviève Tréguer-Felten

7 octobre 2019, 17h30-19h30

Salle 226C, Halle aux Farines

 

L’univers auquel j’emprunterai pour illustrer mon propos est le monde professionnel (courriels, échanges téléphoniques interpersonnels ou discours institutionnels) – un monde dans lequel tant de traductions sont faites aujourd’hui par des personnels n’ayant eu aucune formation pour ce faire et ne prenant que rarement la mesure de la tâche qui leur incombe. J’aurai recours à des exemples dont certains sont empruntés au livre Langue commune, cultures distinctes. Les illusions du Globish que je viens de publier. La thèse que j’y défends vise d’une part à attirer l’attention sur les pièges de la langue véhiculaire – langue que les locuteurs ne maîtrisent pas toujours mais surtout que chacun « entend » dans sa propre langue (Tietze, 2008) et son univers de sens (d’Iribarne, 2008). Cette caractéristique en fait un atout auquel peu d’utilisateurs pensent : utiliser la forme même des discours pour percevoir ce qui nous sépare les uns des autres, autrement dit pour approcher des caractéristiques de leur culture mais aussi de la sienne telle qu’elle s’inscrit dans notre langue maternelle et dans nos modes discursifs.

 

Iribarne, P. (2008) Penser la diversité du monde, Paris, Seuil.

Tietze, S. (2008) International Management and Language, Abingdon, Oxfordshire, Routledge.

Tréguer-Felten, G. (2018) Langue commune, cultures distinctes. Les illusions du Globish, Québec, Presses Universitaires de Laval.

 

 

Geneviève Tréguer-Felten a eu une carrière à la fois internationale et transdisciplinaire. Dotée d’un Capes d’anglais, elle a exercé dans le secondaire pendant quelques années avant d’enseigner le français langue étrangère aux États-Unis, puis au Japon. Au terme de ces quelque 16 années d’enseignement de langue, elle a pris un nouveau virage en se lançant dans la communication d’entreprise, en France, d’abord, puis aux États-Unis et en Chine.

Forte de ces expériences linguistiques et culturelles, quand le moment est venu de retrouver une activité en France, elle a décidé d’aborder les bases théoriques susceptibles de mettre en évidence ce qu’elle avait vécu : les liens profonds entre la langue et la culture de ses locuteurs. Elle a donc fait une thèse en analyse du discours à Paris 3. Celle-ci a porté sur des discours tenus en anglais lingua franca par des entreprises françaises et chinoises, réunissant ainsi tous les domaines lui tenant à cœur : le monde professionnel où se côtoient de nos jours des individus d’horizons et de langues si divers, la langue anglaise et la culture de pays aussi éloignés sur tous les plans que la Chine et la France. Son ouvrage Langue commune, cultures distinctes. Les illusions du Globish, est publié en 2018 aux Presses Universitaires de Laval.

 

Publication : Errances, discordances, divergences ? Approches interdisciplinaires de l'erreur en traduction

Un héritage romain, sans doute : les ides de Mars étant passées, nous arrivons dans cette période où les publications universitaires en viennent à être datées de l'année en cours. Cela me donne l'occasion d'annoncer, paru en 2019, donc, le très beau Errances, discordances, divergences ? Approches interdisciplinaires de l'erreur culturelle en traduction, dirigé par Marc Lacheny, Nadine Rentel et Stephanie Schwerter, chez Peter Lang.

On peut en avoir un début d'idée à l'adresse suivante : https://www.peterlang.com/view/9783631778333/xhtml/fm_toc.xhtml, mais qu'il soit d'ores et déjà dit que l'ensemble comporte 19 articles de haute tenue, qui n'excluent ni la musique ni la politique ni les nouveaux métiers de la traduction - plus deux préfaces que la (fausse) modestie m'empêche d'évoquer avant.

Bref, un livre à lire : cela pourrait être une tautologie, mais l'est-ce toujours ?

Felix culpa à toutes et tous, donc,

Nicolas Froeliger

Traduction neuronale, le 18 mars à l'Université Paris Diderot

Tout le monde en parle, beaucoup y réfléchissent (oui, dans cet ordre là), certains l'expérimentent : il s'agit bien sûr de la traduction automatique par réseaux de neurones. Ou, de plus en plus, de la "traduction neuronale". Après la journée d'études du 15 mars (cf. message récent), l'Université Paris Diderot aura ainsi le plaisir d'accueillir, le lundi 18 mars à 17h30 (Halle aux farines, salle 227C), un séminaire au cours duquel Michel Rochard (chef du service de la traduction française à l'OCDE) et Caroline Champsaur (grande manitoue [féminisation des noms de métiers...) du numérique à l'OCDE) présenteront les résultats du projet pilote mené en 2018 dans cette organisation au titre de la Stratégie de l'OCDE pour le numérique. Le tout sera suivi d'une discussion qui s'annonce riche (fin prévue à 19h30). Et aura lieu dans le cadre du séminaire du Centre d'études de la traduction.

L'entrée est libre, venez nombreux, munis de vos neurones et de vos synapses.

D'ici là, bon week-end à toutes et tous,

Nicolas Froeliger